Vie en camping-car

Voyager avec Léon

Avec Léon, le voyage ne commence pas lorsque nous arrivons quelque part. Il commence dès que nous prenons la route.

Nous aimons prendre notre temps, éviter les autoroutes, nous arrêter lorsqu’un endroit nous plaît et changer de programme si l’envie nous en prend. Le trajet fait autant partie du voyage que la destination.

Évidemment, voyager avec un camping-car de 7,50 m demande aussi un peu d’organisation… et parfois un solide sens de l’improvisation !

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Sur la route… c’est Jean-Mi qui conduit !

Soyons clairs : Léon, c’est Jean-Mi qui le conduit. Moi, j’ai peut-être parcouru une centaine de kilomètres à son volant depuis que nous l’avons… 7,50 m de camping-car, plus les vélos derrière, c’est beaucoup trop gros pour moi ! 😄

Nous prenons très rarement l’autoroute. Nous préférons les nationales, qui permettent de voyager plus tranquillement et surtout de voir autre chose que des barrières de péage.

En revanche, lorsque le GPS décide de faire du zèle et de nous faire découvrir une minuscule départementale — voire quelque chose qui ressemble davantage à un chemin qu’à une route — l’ambiance à bord devient parfois un peu moins contemplative… 😬

Nos grandes étapes sont préparées à l’avance par Jean-Mi, mais la route reste toujours adaptable. Si elle ne nous plaît pas, on bifurque. Le GPS proteste alors pendant quelques kilomètres en nous demandant obstinément de faire demi-tour… avant de finir, lui aussi, par accepter notre décision.

Pour préparer le voyage et trouver ce qu’il y a à découvrir en chemin, j’utilise aussi beaucoup ChatGPT ou Perplexity. Je lui donne notre parcours, nos envies et nos contraintes et il nous aide à repérer visites, curiosités et idées d’étapes.

Nous jonglons également entre plusieurs applications pour nous guider, notamment Google Maps, Lucampers et Magic Earth. Avec un véhicule comme Léon, mieux vaut parfois croiser les informations plutôt que suivre aveuglément une petite flèche bleue !

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Voyager doucement

En vacances, le réveil ne sonne pas. On se lève quand on est réveillés… mais pas trop tôt quand même ! 😄 On prend tranquillement notre petit-déjeuner et ensuite seulement, Léon reprend la route.

Nous essayons de limiter les kilomètres entre deux étapes, souvent autour de 30 à 50 km. Cela nous laisse surtout du temps pour nous arrêter.

Un joli village aperçu en chemin, un château, un monument ou simplement un endroit qui nous donne envie de nous poser ? Si le temps le permet, aucune hésitation : on s’arrête.

C’est justement pour cela que nous gardons toujours quelques jours de plus dans nos voyages. Ils nous permettent de prendre notre temps lorsqu’une découverte imprévue mérite quelques heures… ou davantage.

Pour déjeuner, nous mangeons souvent « à la maison » — autrement dit dans Léon 😄 — ou dehors sous l’auvent lorsque nous pouvons nous installer. Mais un pique-nique en forêt ou sur une plage fait tout aussi bien l’affaire.

Et puis il y a l’itinéraire prévu… et celui que nous faisons réellement. Nous gardons la direction générale du voyage, mais nous n’hésitons pas à dévier de quelques kilomètres pour découvrir un endroit ou trouver un joli spot pour la nuit au bord d’un lac, près d’une forêt ou face à une montagne.

Avec Léon, le détour n’est pas forcément du temps perdu. Il fait souvent partie des meilleurs moments du voyage.

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Une fois Léon posé, place aux vélos !

Nos vélos électriques ne sont pas un simple équipement que l’on emmène « au cas où ». Ce sont vraiment notre deuxième moyen de locomotion après Léon et nous les utilisons énormément.

Une trottinette électrique nous accompagne aussi de temps en temps, histoire d’avoir encore une option supplémentaire.

Une fois Léon posé, le petit rituel commence : vérification des pneus, téléphones installés sur les guidons, sac à dos avec les indispensables… et hop, en route !

Avec eux, on fait presque tout : rejoindre un centre-ville, découvrir les alentours, partir en balade ou simplement faire quelques courses.

Mais nos itinéraires préférés restent quand même les bords de rivières, de fleuves et les pistes bien plates. Étrangement, notre amour du vélo augmente à mesure que le dénivelé diminue… 😂

Pour visiter une ville, nous préférons généralement laisser les vélos dans un endroit qui nous paraît sûr et fréquenté : un support à vélos devant un restaurant ou un bar, par exemple. Ensuite, nous continuons à pied et, si besoin, en transports en commun.

Nous parcourons en moyenne une douzaine de kilomètres par jour à vélo, mais dès que l’occasion se présente, les compteurs peuvent grimper. Certaines balades nous ont déjà emmenés jusqu’à parfois plus de 60 km dans la journée.

C’est aussi pour cela que leurs batteries font partie intégrante de la gestion de notre autonomie : quand on aime autant les utiliser, il faut bien finir par les recharger !

Léon nous emmène jusqu’à l’étape. Les vélos, eux, nous permettent vraiment de la découvrir.

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Les imprévus font aussi partie du voyage

Voyager avec un camping-car de 7,50 m de long et 3,20 m de haut réserve parfois quelques surprises. Et dans ces moments-là, le GPS n’est pas toujours notre meilleur ami.

À León, en Espagne, il nous a ainsi conduits en plein centre-ville… droit vers un pont beaucoup trop bas pour nous. Heureusement, il y avait peu de circulation et nous avons réussi à faire marche arrière pour sortir de cette voie.

Une autre fois, rebelote : un pont trop bas nous oblige à faire demi-tour. Pour manœuvrer, Jean-Mi recule Léon dans une cour très pentue. Mais au moment de repartir, entre la pente, les gravillons et le poids de Léon, les roues patinent et impossible de remonter. Heureusement, des habitants sont venus nous aider et, après quelques sueurs froides — surtout pour moi ! — nous avons enfin réussi à repartir. 😅

En Suisse, c’est une crevaison qui nous a joué des tours… évidemment pendant un week-end. Le pneu se dégonflant lentement, nous avons pu rejoindre la France en surveillant sa pression et en le regonflant régulièrement. Le lendemain matin, il était réparé chez un professionnel près de chez nos amis.

Heureusement, tous les ralentissements ne sont pas aussi stressants. Nous avons aussi dû céder la route à des cerfs, des biches, des vaches ou des moutons. Là, aucune application ne peut recalculer l’itinéraire : on attend ! Et parfois longtemps… 😂

Finalement, c’est aussi ça le voyage : transformer l’impatience en spectacle et les petites galères en souvenirs que l’on racontera plus tard.

Et avec un véhicule comme Léon, nous l’avons appris : un GPS qui connaît réellement son gabarit — hauteur, largeur et longueur — est loin d’être un gadget.