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Les aires de camping-car
Nous utilisons régulièrement les aires, notamment celles du réseau Camping-Car Park.
Elles sont généralement propres, bien équipées et on y trouve l’essentiel pour une étape.
Autre bon point : lorsque nous avons eu besoin de les contacter, nous les avons trouvés
plutôt réactifs.
Pour visiter une grande ville, c’est souvent notre solution préférée. On trouve des aires
dans de nombreuses villes européennes et, lorsqu’elles sont bien situées, on peut partir
à pied ou à vélo pour la journée sans avoir à reprendre un transport pour rejoindre Léon
le soir.
En contrepartie, il faut accepter une certaine proximité : les camping-cars sont parfois
assez serrés. Mais après une bonne journée de balade, ça ne nous dérange pas vraiment :
on rentre, on ferme la porte de Léon et on profite de notre soirée.
Petit bémol concernant Camping-Car Park : en août 2026, nous avons
rencontré un problème avec le système de réservation sur l’aire de La Balme-de-Sillingy,
près d’Annecy. Après l’annulation d’une réservation, l’emplacement concerné n’était pas
remis à disposition dans le système. Résultat : l’aire pouvait apparaître complète alors
que des places étaient finalement libres. Nous espérons que ce fonctionnement sera
rapidement amélioré, car pour le reste, nous apprécions vraiment ce réseau et la
réactivité de leurs équipes.
Et surtout, une règle qui nous paraît essentielle : une aire de camping-car
n’est pas un camping. On y stationne. Si les emplacements sont suffisamment
grands ou prévus pour cela, sortir une table et deux fauteuils peut être possible.
Mais lorsque ce n’est pas le cas, on reste dans l’emprise de son véhicule. S’étaler
sur l’emplacement voisin, c’est tout simplement empêcher un autre camping-car de
pouvoir s’arrêter.
Le bon sens et le respect des autres font aussi partie du voyage.
02
Les campings
Nous allons assez peu au camping : sur un voyage d’un mois, deux ou trois fois
en général. Pour nous, c’est avant tout l’endroit où l’on décide de
se poser vraiment pendant une ou deux journées.
Cela peut être une pause entre deux grandes étapes, ou au contraire une bonne
solution pour découvrir une capitale ou une grande ville pendant deux ou trois
jours sans avoir à se demander chaque soir où dormir.
Il y a aussi le côté très pratique. Dans certains pays, trouver un endroit
pour faire les vidanges et refaire les services peut être plus compliqué.
Nous l’avons notamment constaté en Écosse : dans ce cas, passer par un camping
devient parfois tout simplement la solution la plus facile pour faire les services
de Léon avant de reprendre la route.
Mais le camping, c’est aussi notre petite parenthèse confort. Quand il fait très
chaud, retrouver un emplacement ombragé, passer la soirée au frais sous les arbres
et, surtout, pouvoir piquer une tête dans une piscine, on ne va
pas se mentir… ça fait du bien ! 😎
C’est aussi le moment où l’on ralentit : sortir tranquillement table et fauteuils,
prendre un bon bouquin, ne rien faire sans culpabiliser… et profiter de l’occasion
pour faire les lessives. Eh oui, même sur la route,
le panier à linge ne prend jamais de vacances ! 😄
Finalement, le camping, pour nous, c’est moins une façon de voyager
qu’une façon de faire une pause dans le voyage.
03
Chez l’habitant ou les producteurs
Dormir chez l’habitant ou chez un producteur, c’est encore une autre façon
de voyager. Et nous avons déjà testé quelques endroits plutôt mémorables !
Un viticulteur en Alsace, un éleveur à Espelette, un autre viticulteur près
de Dijon, une « aire de jardin » en Bretagne… et même la cour de ferme d’un
vieux monsieur qui fabriquait du calvados depuis très, très longtemps.
Sa cave, avec ses tonneaux recouverts d’impressionnantes toiles d’araignées,
valait à elle seule le détour.
Jean-Mi, lui, semble surtout avoir gardé un excellent souvenir
de la dégustation ! 😄
C’est justement ce que nous aimons dans ces étapes :
la rencontre et l’échange.
On discute avec ceux qui vivent là, on découvre leur région à travers leur
métier et leurs produits et, parfois, on profite d’une dégustation.
Autant dire que certaines étapes sont plus difficiles à quitter que d’autres…
Côté pratique, il ne faut généralement pas s’attendre aux mêmes équipements
que sur une aire ou dans un camping. L’électricité est parfois disponible
et certains accueillants ont aménagé de véritables emplacements avec possibilité
de faire le plein d’eau, voire certaines vidanges. Mais ce n’est pas systématique :
on choisit d’abord ces étapes pour l’expérience et la rencontre,
beaucoup moins pour les services.
Pour trouver ces endroits, nous utilisons notamment
France Passion, que nous apprécions beaucoup, mais nous avons
également déjà trouvé des étapes avec CaraMaps ou
Campernight.
Et finalement, quand on repart avec une bonne adresse, quelques produits
locaux et une belle rencontre en souvenir, l’étape fait déjà un peu partie
du voyage.
04
Dormir en autonomie
C’est sans doute ce que nous préférons. Trouver un petit spot
tranquille, un parking un peu à l’écart mais où l’on se sent en sécurité,
dormir au milieu des arbres ou ouvrir les rideaux le matin avec la mer juste
devant Léon… Pour nous, c’est aussi ça, la liberté du camping-car.
Nous avons eu la chance de vivre de très belles nuits comme celles-là,
notamment en Autriche et en Écosse, deux de nos destinations
préférées pour dormir en autonomie. En Autriche, nous avons souvent trouvé
près des lacs de montagne des parkings extrêmement propres où le stationnement
était possible. En Écosse, certains endroits nous ont tout simplement offert
des décors incroyables.
Mais dormir en autonomie implique aussi quelques règles de bon sens.
Nous essayons de rester discrets et de ne pas nous étaler,
particulièrement lorsqu’il y a d’autres véhicules ou du passage.
Et surtout : on ne laisse absolument rien derrière nous.
Pas un sac, pas un papier, rien.
Les poubelles ne sont pas toujours juste à côté, mais quand il faut attendre,
on attend : il nous est déjà arrivé de garder notre sac-poubelle dans la soute
de Léon jusqu’à trouver un endroit approprié pour le jeter plus loin.
Cette liberté suppose aussi d’être suffisamment autonomes. Avec Léon, nous le
sommes plutôt bien… à une exception près :
nos deux vélos électriques ! Nous adorons les utiliser pour
nous déplacer et explorer les alentours, mais leurs batteries ont régulièrement
besoin d’une vraie recharge. Notre panneau solaire ne suffit pas à assurer tous
leurs besoins.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous alternons naturellement
les façons de dormir : après deux ou trois nuits en autonomie,
une aire, un camping ou une étape chez l’habitant nous permet
de recharger les vélos et de refaire ce dont Léon a besoin avant de repartir.
Dormir en autonomie, ce n’est pas s’installer n’importe où.
C’est profiter d’un lieu en essayant de faire en sorte qu’après notre départ,
rien ne montre que nous y avons passé la nuit.