Vie en camping-car

Où poser Léon pour la nuit ?

Aire, camping, chez l’habitant ou nuit en autonomie : pour nous, il n’y a pas une bonne et une mauvaise façon de passer la nuit en camping-car. Toutes ont leurs avantages et répondent à des envies ou à des besoins différents.

Notre préférence va souvent aux nuits en autonomie, pour la liberté et le calme qu’elles nous offrent. Mais voyager, c’est aussi s’adapter ! Nous emportons deux vélos électriques et notre panneau solaire ne suffit pas à recharger régulièrement leurs batteries. Tous les deux ou trois jours, nous avons donc besoin de retrouver une source d’électricité : aire, camping ou étape chez l’habitant, peu importe, du moment que la solution correspond à nos besoins du moment.

Et puis les envies changent aussi avec le voyage : après plusieurs jours sur la route, on peut avoir envie de davantage de confort, de se poser un peu… ou tout simplement de trouver un petit camping avec une piscine quand le thermomètre s’affole. 😉

Finalement, le meilleur endroit pour dormir est surtout celui qui convient à chacun, à ce moment-là du voyage.

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Les aires de camping-car

Nous utilisons régulièrement les aires, notamment celles du réseau Camping-Car Park. Elles sont généralement propres, bien équipées et on y trouve l’essentiel pour une étape. Autre bon point : lorsque nous avons eu besoin de les contacter, nous les avons trouvés plutôt réactifs.

Pour visiter une grande ville, c’est souvent notre solution préférée. On trouve des aires dans de nombreuses villes européennes et, lorsqu’elles sont bien situées, on peut partir à pied ou à vélo pour la journée sans avoir à reprendre un transport pour rejoindre Léon le soir.

En contrepartie, il faut accepter une certaine proximité : les camping-cars sont parfois assez serrés. Mais après une bonne journée de balade, ça ne nous dérange pas vraiment : on rentre, on ferme la porte de Léon et on profite de notre soirée.

Petit bémol concernant Camping-Car Park : en août 2026, nous avons rencontré un problème avec le système de réservation sur l’aire de La Balme-de-Sillingy, près d’Annecy. Après l’annulation d’une réservation, l’emplacement concerné n’était pas remis à disposition dans le système. Résultat : l’aire pouvait apparaître complète alors que des places étaient finalement libres. Nous espérons que ce fonctionnement sera rapidement amélioré, car pour le reste, nous apprécions vraiment ce réseau et la réactivité de leurs équipes.

Et surtout, une règle qui nous paraît essentielle : une aire de camping-car n’est pas un camping. On y stationne. Si les emplacements sont suffisamment grands ou prévus pour cela, sortir une table et deux fauteuils peut être possible. Mais lorsque ce n’est pas le cas, on reste dans l’emprise de son véhicule. S’étaler sur l’emplacement voisin, c’est tout simplement empêcher un autre camping-car de pouvoir s’arrêter.

Le bon sens et le respect des autres font aussi partie du voyage.

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Les campings

Nous allons assez peu au camping : sur un voyage d’un mois, deux ou trois fois en général. Pour nous, c’est avant tout l’endroit où l’on décide de se poser vraiment pendant une ou deux journées.

Cela peut être une pause entre deux grandes étapes, ou au contraire une bonne solution pour découvrir une capitale ou une grande ville pendant deux ou trois jours sans avoir à se demander chaque soir où dormir.

Il y a aussi le côté très pratique. Dans certains pays, trouver un endroit pour faire les vidanges et refaire les services peut être plus compliqué. Nous l’avons notamment constaté en Écosse : dans ce cas, passer par un camping devient parfois tout simplement la solution la plus facile pour faire les services de Léon avant de reprendre la route.

Mais le camping, c’est aussi notre petite parenthèse confort. Quand il fait très chaud, retrouver un emplacement ombragé, passer la soirée au frais sous les arbres et, surtout, pouvoir piquer une tête dans une piscine, on ne va pas se mentir… ça fait du bien ! 😎

C’est aussi le moment où l’on ralentit : sortir tranquillement table et fauteuils, prendre un bon bouquin, ne rien faire sans culpabiliser… et profiter de l’occasion pour faire les lessives. Eh oui, même sur la route, le panier à linge ne prend jamais de vacances ! 😄

Finalement, le camping, pour nous, c’est moins une façon de voyager qu’une façon de faire une pause dans le voyage.

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Chez l’habitant ou les producteurs

Dormir chez l’habitant ou chez un producteur, c’est encore une autre façon de voyager. Et nous avons déjà testé quelques endroits plutôt mémorables !

Un viticulteur en Alsace, un éleveur à Espelette, un autre viticulteur près de Dijon, une « aire de jardin » en Bretagne… et même la cour de ferme d’un vieux monsieur qui fabriquait du calvados depuis très, très longtemps. Sa cave, avec ses tonneaux recouverts d’impressionnantes toiles d’araignées, valait à elle seule le détour. Jean-Mi, lui, semble surtout avoir gardé un excellent souvenir de la dégustation ! 😄

C’est justement ce que nous aimons dans ces étapes : la rencontre et l’échange. On discute avec ceux qui vivent là, on découvre leur région à travers leur métier et leurs produits et, parfois, on profite d’une dégustation. Autant dire que certaines étapes sont plus difficiles à quitter que d’autres…

Côté pratique, il ne faut généralement pas s’attendre aux mêmes équipements que sur une aire ou dans un camping. L’électricité est parfois disponible et certains accueillants ont aménagé de véritables emplacements avec possibilité de faire le plein d’eau, voire certaines vidanges. Mais ce n’est pas systématique : on choisit d’abord ces étapes pour l’expérience et la rencontre, beaucoup moins pour les services.

Pour trouver ces endroits, nous utilisons notamment France Passion, que nous apprécions beaucoup, mais nous avons également déjà trouvé des étapes avec CaraMaps ou Campernight.

Et finalement, quand on repart avec une bonne adresse, quelques produits locaux et une belle rencontre en souvenir, l’étape fait déjà un peu partie du voyage.

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Dormir en autonomie

C’est sans doute ce que nous préférons. Trouver un petit spot tranquille, un parking un peu à l’écart mais où l’on se sent en sécurité, dormir au milieu des arbres ou ouvrir les rideaux le matin avec la mer juste devant Léon… Pour nous, c’est aussi ça, la liberté du camping-car.

Nous avons eu la chance de vivre de très belles nuits comme celles-là, notamment en Autriche et en Écosse, deux de nos destinations préférées pour dormir en autonomie. En Autriche, nous avons souvent trouvé près des lacs de montagne des parkings extrêmement propres où le stationnement était possible. En Écosse, certains endroits nous ont tout simplement offert des décors incroyables.

Mais dormir en autonomie implique aussi quelques règles de bon sens. Nous essayons de rester discrets et de ne pas nous étaler, particulièrement lorsqu’il y a d’autres véhicules ou du passage. Et surtout : on ne laisse absolument rien derrière nous. Pas un sac, pas un papier, rien.

Les poubelles ne sont pas toujours juste à côté, mais quand il faut attendre, on attend : il nous est déjà arrivé de garder notre sac-poubelle dans la soute de Léon jusqu’à trouver un endroit approprié pour le jeter plus loin.

Cette liberté suppose aussi d’être suffisamment autonomes. Avec Léon, nous le sommes plutôt bien… à une exception près : nos deux vélos électriques ! Nous adorons les utiliser pour nous déplacer et explorer les alentours, mais leurs batteries ont régulièrement besoin d’une vraie recharge. Notre panneau solaire ne suffit pas à assurer tous leurs besoins.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous alternons naturellement les façons de dormir : après deux ou trois nuits en autonomie, une aire, un camping ou une étape chez l’habitant nous permet de recharger les vélos et de refaire ce dont Léon a besoin avant de repartir.

Dormir en autonomie, ce n’est pas s’installer n’importe où. C’est profiter d’un lieu en essayant de faire en sorte qu’après notre départ, rien ne montre que nous y avons passé la nuit.